La porte du cœur
Au cœur de mon corps,
en plein bâbord,
tu battais avant ma naissance,
sans que j'y pense !
Et depuis ce moment, tu pompes
m'irriguant de la pointe des pieds
à la racine des cheveux,
en parfaite intimité,
n’est-ce pas fabuleux ?
Pleurer, aimer,
rire et souffrir...
Vogue mon sang frais dans l'aorte,
tant que s'ouvre et se claque la porte.
Et quand ce sera l’heure,
tu pourras t'arrêter,
me laisser m’envoler…
Ailleurs.
En attendant
cet instant,
vas-y, mon cœur,
pompe en douceur !
Merci.